L’Autisme Ailleurs

Lu dans le Quotidien d’Oran en Algérie en Mars 2013 (par Houari Barti)

Ils seraient plus de 5.000 enfants autistes à Oran : Une frange en  manque de prise en charge.    

L'Autisme Ailleurs spacerL’Association des autistes d’Oran (ASAOR) a plaidé, hier, pour un engagement franc de la part des pouvoirs publics pour «l’adoption d’un plan national pour la prise en charge des autistes» en Algérie. Car aujourd’hui, force est de constater que les autistes et leurs parents, quand ceux-là ont, toutefois, la volonté et les moyens pour le faire, font seuls face à ce handicap qui touche, selon les derniers chiffres, pas moins de 80.000 cas en Algérie. Pour l’Association des autistes d’Oran (ASAOR), le chantier est vaste et nécessite un engagement pluriel de la part de plusieurs secteurs, aussi bien ceux de la santé, de l’éducation et de la solidarité nationale, mais aussi de la jeunesse et des sports et de la culture. Pour leur part, les spécialistes soutiennent que«l’Algérie manque cruellement d’établissements sanitaires adéquats pour la prise en charge des enfants autistes». On estime ainsi que la plupart des enfants atteints de ce désordre neurologique ne bénéficient d’aucun suivi thérapeutique leur permettant d’envisager une scolarité, mettant ainsi l’accent sur la nécessité de créer davantage de services spécialisés en pédopsychiatrie et de former le personnel qualifié pour le traitement de cette maladie. Aussi,«il n’y a pas aujourd’hui de traitement curatif, mais une série de données indiquent, depuis plus de quarante ans, qu’un accompagnement et une prise en charge individualisés, précoces et adaptés, à la fois sur les plans éducatif, comportemental et psychologique augmentent significativement les possibilités relationnelles et les capacités d’interaction sociale, le degré d’autonomie, et les possibilités d’acquisition de langage et de moyens de communication non verbale par les enfants atteints de ce handicap», affirme, par ailleurs, M. Bourokba, président de l’ASAOR. Une pise en charge précoce qui peut non seulement diminuer la facture sanitaire, une fois ces malades arrivés à l’âge adulte, mais bien plus encore, arriver à les insérer dans la société comme individus actifs et productifs. Aujourd’hui, les spécialistes privilégient plutôt la psychoéducation, considérant que les interventions cognitives et comportementales dès les premiers symptômes peuvent aider les enfants autistes à gagner en autonomie et en assurance en société et à développer des habitudes de communication. Les théories psychanalytiques ont atteint leurs limites. En Algérie, l’autisme affecte parents et proches du fait de l’insuffisance de structures adaptées à la prise en charge scolaire, éducative, sociale et thérapeutique de leurs enfants. Si l’on prend le cas d’une wilaya comme Oran, on ne trouve pas plus de deux classes comptant chacune 8 élèves, alors que le nombre d’enfants autistes est estimé à quelque 5.000. C’est dire qu’on est carrément dans une situation de non-prise en charge éducative pour ces enfants autistes. A ce problème de manque d’infrastructures, s’ajoute celui du personnel spécialisé qui fait cruellement défaut. D’où la nécessité de l’engagement de plusieurs ministères pour la réalisation des infrastructures et leur gestion, la formation des personnels, tout en trouvant les moyens de financement de ce dispositif de prise en charge.

 

 

 

 

 

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